Oublier le mal, la tristesse, la froideur, la colère. Tout enterrer sous un tas de feuille d’automne. S’oublier.
Chercher ailleurs, ce que l’on n’a pas ici. Ne pas perdre son temps. Ne pas avoir de temps à perdre. Surtout ne pas s’arrêter. On pourrait se mettre à penser.
Courir. Après sa vie. Auprès d’autrui. Courir, afin de ne pas le rattraper, afin de ne pas être engouffré. Courir pour oublier.
(...)
Et je m’assoie. Auprès de toi, je suis bien. Dans tes bras, j’ai peur. Mais, là, ta main sur la mienne je survis. Je me sens en convalescence. Tempête qui hurle. Beaucoup d’éclair, mais pas de tonnerre. Elle est encore loin. C’est le déluge. Trou. La bouette tombe. Sale. Non, je ne t’utiliserai pas. Pas toi. Et pourtant, tu me tends la main…